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ExtraitsA Paris (20 stophes)...............Avec toi, on ne sait jamaisPar où commencer il faudraitPeut-être citer ton îleEn ton cœur de villeOu, en Dionysos, escalader tes buttesA la recherche des vignes d’un seigneur hirsute.Hors, voici qu’une porte s’ouvre enfinSur un lieu dédié à ceux que l’on croit défuntsUn livre d’HistoireOù perdurent les mémoiresPuisque sous ses stèles sans nombreLe Père Lachaise reste un théâtre d’ombres.Le mot est jeté en pâture aux quidamsSe croyant les seules âmes de PanameMais que nenniMes chers amis,Vous partagez le temps, la matière et l’espaceAvec d’autres rodant alentours, sensation fugace.................. Le dernier soir (15 strophes)Avant de partir de l’autre côté du voileAvant ce dernier au revoirAvant d’aller vers les étoilesAvant ce dernier soirJ’aimerais te dire des mots d’amourEt dans nos ciels effacer les gris,J’aimerais t’écrire au grand jourQue rien n’est jamais finiAvant de dire mon dernier souhait,Avant d’énumérer mes tortsAvant de tirer le dernier traitAvant de parler à la mortJe voudrais être la feuille blancheSur laquelle nous écrirons encoreL’histoire des amants du DimancheOù tu m’offrais simplement ton corps......................... La caverne (11 strophes)Il hantait la caverne aux charmesDe la fée, son jumeau d’armeC’était de bon augurePour l’homme de LiguresEn ce temple de phosphoreOn hume, émanant d’amphoresDes effluves patriciennesPressentant l’époque romaineQue fait-il en ces lieuxL’homme roux aux longs cheveuxEmbrasés de par sa naissanceEn un royal palais de BysanceIl y recherche son futurTel l’infatigable MercureVoguant sur le grand océanD’Alcyons en LeviathansEn cet endroit de tous les miroirsIl doit rester maître de l’illusoireCar bien des sorts sont proposésEn la caverne de l’irréelle fée........................ L’homme et la grenouilleC’est l’histoire d’une verte grenouilleSe mirant silencieuse, au bord de sa mareQuand un pied d’homme en vadrouilleFit de l’onde calme, un vrai tintamarreAu risque qu’il ne l’écrabouilleSous ses monstrueux panards.Quelle audace a cet arsouilleDe se penser d’une espèce rareOsant croire en sa citrouilleAvoir le droit d’effrayer les têtardsRésidant en ma demeure qu’il souilleD’un air hautain et goguenard.Il ne m’en faut pas plus, niguedouillePour alerter la Fée des mares aux canardsCelle-ci, qui n’est pas une andouilleComprend vite, entre deux nénupharsEt d’un coup de baguette, elle dépouilleL’homme, le réduisant de toutes parts. Ainsi le petit homme s’aperçut un matinQu’à trop vouloir éclabousser son voisinIl prit le risque de devenir le jouet du destin . Solitude (9 strophes)Telle une vague à l’âmeDans un océan de spleenLa mélancolie noie la flammeBrûlant au cœur de notre héroïneAux larmes citoyenneSiffle le merle moqueurChante la chanson païenneDes âmes aux milles rancoeursJusque dans le désert des villesFait d’ombres en solitudesToutes éloignées de leur îleRêvant d’autres latitudes.Mais ce n’est pas vers l’ailleursQu’il faut tourner nos regardsPlutôt vers le centre de notre coeurAvant qu’il ne soit trop tard.Pauvre est l’âme se croyant seuleAbandonnée sur quelque grèveTissant au point de croix son propre linceulSous des regards vidés de leurs rêves.................... Les garesLes gares ressemblent parfoisA des soleils quand on y attendL’être qui nous émerveille, toiL’amour dont je suis l’amantLa ville s’imprègne alors de ton rireCourant ses ruelles, coulant en ses artèresElle hume ton parfum dans son inspirEt ta robe lui cache encore quelques mystèresLe ciel nous apporte aussi ses miragesImprégnés de nos brillants regardsSpectacle que d’invisibles magesDonnent aux amoureux des garesUn vieux manège illuminé de mille ampoulesTourne, berçant les enfants roisEt toi perchée sur une girafe saouleM’envoie mille baisers du bout des doigtsMais l’hôtel est triste depuis l’instantOù tu as quitté la chambre sur la rivièreL’amour l’a déserté balayé par le ventQui sème ou arrache les serments adultèresJ’aimerais tant t’attendre au bout du quaiJ’aimerais encore aimer les garesJ’aimerais aller à ta rencontre, maisJ’ai peur qu’il ne soit simplement trop tard. VaguesLa montagne n’accouchera jamaisDe ces feux qui en moi sourdentVagues puissantes des mers du sudBrisant et brûlant mes hauts rempartsNue après tous vêtements perdusGlaciale et lisse comme un marbre bleuMon étoile aux cieux retourneraSans fausse gloire, naturelle en sommeEn mon bagage mes amitiés mes amoursVivantes pensées inscrites sous la plumeDe celui qui vient, l’innommé à ce jourRaisin de toute verte colèreLevain de toutes les tendressesPère dont je suis l’unique filsMère au sein généreuxNuage de fines poussières d’homme. Poétiquement vôtre Contact mailto:paroles-liees@club-internet.frCe site Internet a été créé avec MAGIX Website Maker Pour pouvoir visualiser son contenu vous avez besoin de Adobe Flash Player. Vous trouverez plus d'infos à ce sujet sur magix.info - la Communauté de savoirs multimédia de MAGIX, leader sur le marché des logiciels de musique, vidéo et photo. |