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Profondeurs

Les poèmes courts et illustrés du recueil "Clin d’œil poétique" sont construits comme des sourires complices légers ou profonds selon les textes.Le recueil TEMPERAMENT nous amène un pont plus loin dans la poésie jusqu'à pouvoir qualifier certains textes d'initiatiques. Cela peut déranger l'ordre (toujours aléatoire) établi de façon à élargir les limites de la conscience humaine.PALEISRAEL et d'autres textes en sont; Murs - La pierre dans le jardin - .....

PALEISRAËLLe feu s’est rallumé en ces lieuxOù tous parlent au nom de DieuTerre aride aux couleurs de sangVersé depuis la nuit des tempsPar des hommes au bord de l’abîmeSur ses monts, ses collines sublimes.Israël, d’Elohim que n’attends-tuEn ton Eternel réclamant son dû,Recherche en toi et non en la ThoraLe geste qui, finalement te délivreraDe trois mille années de patienceNourries de tes moult errances.Et toi, Palestine sans terreNe bois plus à la source amère,Ne suis plus tel un mouton hébétéJusque sur le Golgotha des sacrifiésCeux pour qui la haine est horizon,L’essence même de leurs convictions.Car ...Il est une fontaine de soleilAu bord du lac des merveillesOù Juda n’est plus l’ennemiAux yeux du Prophète d’Arabie,Où des raisons on a tiré le fielEt du pays de Canaan coule le mielSans mot dire à son frèreQui ne troubla sa prière,Là où toutes consciences d’hommesS’entrecroisent en un même atriumAu delà des verbes et des pierresSemés par Dieu en son mystère,Pour qu’à petits pas l’humain s’avanceVers la Source d’une seconde naissance,Celle l’aidant à sortir de l’ornièreCreusée au fil de ses oeillères.Cette fontaine existe au cœur des fidèles,Elle porte le nom d’un seul pays, PaléisraëlComme son eau, elle n’a pas de frontière,Et sa capitale est la Jérusalem de la Terre.

MursLa rivière a-t-elle au fond d’elleLe sentiment de séparer terre et cielSeul l’homme veut donner nom distinctA ce qui ne fait assurément qu’unIl en va ainsi de toute frontièreQu’elle soit de race plus ou moins claireDe terres, de mers ou d’océansMême de ciel, pour le plus surprenantEt s’il n’existe pas dans la natureDe quoi matérialiser son murIl dresse barricade sans qu’il ne tardeGardienne de sa seule et unique cocardeCurieuse façon de s’ouvrir l’espritQue celle de s’éloigner d’autres viesCréant encore une barrière duellePour mieux ruminer ses vieilles querellesAinsi, vaille que vailleDe murailles en muraillesIl creuse le fossé des chances perduesSe faisant plus petit puisque reclusQuant à ceux qui se lamententIl faut voir dans leur attenteAu pied d’un mur souriant de leur suppliqueRien moins qu’un pauvre réflexe ataviqueQuêtant de Dieu une paix honorableLes laissant à leur désir comptableD’honneurs et d’escarcelles garniesSans se soucier d’avoir bien comprisLeur raison d’être en ce mondeLeur vraie mission en cette rondeAller vers l’autre, sans intérêtEn ne fermant plus jamais leurs voletsAlors les murs tomberont en poussièresAussi fines qu’un atome de prièreLibérant les âmes des enfants d’IsraëlPour que re-vive en eux l’Eternel.

La pierre dans le jardinSeul, en ces instants de spleen,comme l’erratique objet* donton ne sait définir l’origine,une pierre nous est jetée au frontpar une main que certains devinentlovée en ce jardin des espérances profond,en cette supra-conscience consanguinedésirant nous en faire le donau nom de la Vie, cette héroïnesource vive dans laquelle nous puisons.Que veut-elle nous dire en son silence,sous le langage d’un simple caillouou du gemme bleu ciel de la chance,après tous ces furtifs rendez-vousmanqués par trop d’indifférence,trop de ces multiples verrousfermant la porte de nos sensà Celui qui fait tourner la rouede nos vies souvent en souffrancepar peur d’aimer jusqu'à tendre la joue.Au cœur de l’Être elle parle de toi,du seul désir de prendre ta mainjusqu’en ces contrées où tu seras Roi,en ton île des Hespérides et son jardinsuspendu en tes rêves de roses en croixaux milles essences et leur parfum,malgré leurs épines tranchant en ta foijusqu'à ce sang noble, perle sur ton seincomme goutte d’eau qui jamais ne déçoitl’assoiffé d’Amour parcourant le chemin.* L’objet reçu au front peut l’être avec douceur mais plus souvent avec la violence nécessaire à une ferme prise de conscience. La douleur nous faisant plus évoluer que la douceur, nous sommes donc confronté à cette force ne souhaitant néanmoins qu’une chose : Nous remettre sur le chemin du jardin des Hespérides.Chaque blessure a son sens, y compris la goutte de sang perlant au front ou ailleurs et il ne tient qu’à nous de vouloir l’interpréter.Affaire d’incarnation !

NaissanceImaginez-vous allongée sur une plage,La lune blanchit la nuit de ses rayons,Votre ventre rond est prêt au partageDes eaux entre ciel, terre et horizonAvec un passager parti en voyageLoin de sa Terre , de sa vibration.Oui, la vague vient de loinElle vous l’apporte comme un cadeau,Il est encore un peu l’âme des dauphinsL’ange mouillé recherchant le berceauAuprès de la famille du desseinOeuvrant dans le secret du tarot.L’enfant éternel appréhende le jeuMalgré le désir de vivre sa chanceIl sait que son joker est entre eux,Ces parents dont il sent la présenceBien avant d’apparaître à leurs yeuxComme un nouveau-né sans défense.Depuis toujours la vague apporte l’espoirA tous les êtres incarnant ce miroirA tous les adultes qui feraient bien de croireQu’il n’existe ici que des enfants par milliards...... et comme tous les enfants, ils jouent.


Poétiquement vôtre

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